Les insectes pollinisateurs

Question parlementaire

20. Mai 2020

Question parlementaire de notre député François Benoy à Madame la Ministre de l’Environnement, du Climat et du Développement durable et à Monsieur le Ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural concernant les insectes pollinisateurs.

Environ 85% des plantes à fleurs au monde dépendent de la pollinisation effectuée par un animal. Les insectes sont le groupe le plus grand et diversifié parmi les pollinisateurs, les plus connus étant notamment l’abeille mellifère (l’abeille de miel), l’abeille sauvage ou encore le bourdon. A travers la pollinisation, les insectes assurent plus d’un tiers de l’alimentation à l’échelle mondiale. De manière plus générale, les pollinisateurs rendent des services écosystémiques dont les bénéfices économiques sont estimés à environ 150 milliards d’euros à l’échelle mondiale et 14,2 milliards d’euros dans l’Union européenne.

Il est évident que la perte en nombre et en diversité des populations d’insectes pollinisateurs a des conséquences néfastes sur les écosystèmes, la biodiversité ainsi que sur la sécurité alimentaire. Selon la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques, 10% des insectes au niveau mondial sont actuellement menacés d’extinction. La perte d’habitats naturels (due à la fragmentation et la dégradation), les polluants agrochimiques (tels que les pesticides), les facteurs biologiques ainsi que le changement climatique sont considérés comme les principaux facteurs de déclin des insectes pollinisateurs.

Dans ce contexte, j’aimerais demander les informations suivantes :

1. De manière générale, comment les populations d’insectes pollinisateurs, et notamment des abeilles sauvages et des papillons, ont-elles évoluées en nombre et en diversité au Luxembourg dans les dernières années ?

2. Quelle a été l’évolution du cheptel apicole depuis 2018 et quelles étaient les pertes hivernales dans ce contexte ?

3. Quels sont les programmes de surveillance des populations d’insectes pollinisateurs sauvages actuellement en place au Luxembourg ?

Au début de l’année 2020, le ministère de l’Environnement, du Climat et du Développement durable a lancé un dialogue participatif et interdisciplinaire en vue d’élaborer un plan national d’actions pour la préservation des insectes pollinisateurs.

4. Madame la Ministre est-elle en mesure d’en partager les principales conclusions ?

Selon le rapport de l’Observatoire de l’environnement naturel pour la période 2013-2016, les écosystèmes sont fortement menacés par la pression exercée par les exploitations agricoles, notamment à travers la rationalisation des cultures, la fusion des exploitations, l’augmentation de la productivité, ou encore la surutilisation de fumiers et de pesticides. Comme il est mentionné ci-dessus, la perte des habitats naturels des insectes et les polluants agrochimiques sont parmi les facteurs principaux expliquant le déclin des insectes pollinisateurs. L’Observatoire souligne la nécessité d’un changement de fond de la politique agraire, se basant sur une gestion durable et extensive des terres.

5. Monsieur le Ministre pourrait-il expliquer de quelle manière ou par quelles mesures la perte des habitats naturels des insectes pollinisateurs sera prise en compte dans le plan stratégique pour la Politique agricole commune post 2020 qui est actuellement en élaboration ? Existe-il une stratégie concrète visant la sauvegarde des habitats des insectes pollinisateurs au niveau de l’agriculture ? Est-ce que des mesures à court terme sont prévues à cet égard ?

6. La mesure 2-2 du plan d’action national de réduction des produits phytopharmaceutiques de 2017 a pour objectif la protection des insectes pollinisateurs. Existe-il des premières conclusions concernant l’impact de cette mesure sur la sauvegarde des pollinisateurs ?

Question parlementaire

Madame la Ministre est-elle en mesure d’en partager les principales
conclusions ?
Selon le rapport de l’Observatoire de l’environnement naturel pour la période 2013-
2016, les écosystèmes sont fortement menacés par la pression exercée par les
exploitations agricoles, notamment à travers la rationalisation des cultures, la fusion
des exploitations, l’augmentation de la productivité, ou encore la surutilisation de
fumiers et de pesticides. Comme il est mentionné ci-dessus, la perte des habitats
naturels des insectes et les polluants agrochimiques sont parmi les facteurs
principaux expliquant le déclin des insectes pollinisateurs. L’Observatoire souligne la
nécessité d’un changement de fond de la politique agraire, se basant sur une gestion
durable et extensive des terres.
5)
Monsieur le Ministre pourrait-il expliquer de quelle manière ou par quelles
mesures la perte des habitats naturels des insectes pollinisateurs sera
prise en compte dans le plan stratégique pour la Politique agricole
commune post 2020 qui est actuellement en élaboration
? Existe-il une
stratégie concrète visant la sauvegarde des habitats des insectes
pollinisateurs au niveau de l’agriculture
? Est-ce que des mesures à court
terme sont prévues à cet égard
?
6)
La mesure 2-2 du plan d’action national de réduction des produits
phytopharmaceutiques de 2017 a pour objectif la protection des insectes
pollinisateurs. Existe-il des premières conclusions concernant l’impact de
cette mesure
sur la sauvegarde des pollinisateurs ?

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