24. Juli 2026
Question parlementaire de Djuna Bernard à Madame la Ministre de la Santé et de la Sécurité sociale au sujet des transports de patient·e·s par des entreprises d’ambulance agréées.
Les transports de patient·e·s par des entreprises d’ambulance agréées constitue un maillon essentiel de la chaîne de soins. Les ambulanciers privés permettent notamment à des personnes âgées, dépendantes ou atteintes de maladies chroniques d’accéder à leurs consultations et traitements, que ce soit sur le territoire national ou à l’étranger.
Or, le secteur ne disposerait toujours pas de convention avec la CNS. Les bases de remboursement seraient insuffisantes et ne correspondraient plus aux coûts réels des prestations. Cette situation risquerait de compromettre la viabilité économique de l’activité. En effet, les listes de prestataires agréés publiés sur le site de la CNS semble indiquer une diminution de leur nombre au cours des dernières années.
De plus, les patients seraient souvent mal informés des tarifs, des montants remboursés par la CNS et du reste à leur charge. Nombre de médecins délivrant des « bons de transport » à leurs patient·e·s ne seraient eux-mêmes pas au courant que les trajets ne sont souvent pas intégralement remboursés. Les patient·e·s doivent parfois supporter des restes à charge importants.
Selon des témoignages recueillis auprès de représentants du secteur, certains patient·e·s auraient même renoncé ou envisagé de renoncer à un traitement faute de pouvoir financer leur transport. Une telle situation constituerait un obstacle préoccupant à l’accès aux soins.
Par ailleurs, malgré l’importance de cette activité pour la santé publique, le métier d’ambulancier·ère privé·e ne constitue pas actuellement une profession sanitaire pleinement reconnue et réglementée. Les exigences de formation et de qualité restent insuffisamment harmonisées.
Dans ce contexte, je me permets de poser les questions suivantes à Madame la Ministre :