L’évaluation des effets du confinement et la reprise dans le domaine de l’éducation non formelle des jeunes

Question parlementaire

11. Juni 2020

Question parlementaire de notre députée Djuna Bernard à Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse concernant l’évaluation des effets du confinement et la reprise dans le domaine de l’éducation non formelle des jeunes.

Au mois de mars, la fermeture endéans un court délai des écoles mais aussi des services et organisations relevant de l’éducation non formelle a éloigné un nombre important d’enfants et de jeunes de leurs réseaux amicaux et sociaux. Dans les discours tant parlementaires que médiatiques des semaines passées, les inquiétudes concernant l’impact du confinement sur les jeunes ont à juste titre occupé une place centrale.

En date du 16 avril 2020, le Gouvernement a présenté sa stratégie de reprise des activités scolaires. Or, dans le stade actuel du déconfinement, la reprise dans le domaine de l’éducation non formelle revêt aussi une importance particulière. En effet, comme il a été souligné en 2018 dans le Cadre de référence national sur l’éducation non formelle des enfants et des jeunes, les services et organisations de ce domaine sont des vecteurs importants de communication entre les sphères de la famille, de l’école, et des enfants et jeunes. De ce chef, ils ont le potentiel de contribuer dans une mesure significative à l’évaluation des effets du confinement. Sur le site Internet du Ministère de l’Education, l’on trouve d’ores et déjà un certain nombre d’informations concernant les maisons des jeunes. Or, le secteur de l’éducation non formelle est bien plus vaste et plus divers et comporte notamment aussi les organisations de jeunesse.

Dans ce contexte, je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre :

1. Monsieur le Ministre est-il en mesure de chiffrer le nombre d’enfants et de jeunes ayant contacté pendant la phase de confinement les différents services de conseil et de soutien (maisons de jeunes, maison de l’orientation, Service psycho-social et d’accompagnement scolaires, etc.) ?

2. Le Ministère a-t-il été en mesure de soutenir en leurs démarches tous les services et organisations de jeunesse qui ont été confrontés au défi de rester en contact avec leurs publics cibles pendant le confinement (par exemple sous forme de best practices, d’échange d’informations, voire de coordination) ?

3. Quelles sont les lignes directrices (et le cas échéant les temporalités) envisagées à ce stade par Monsieur le Ministre pour la reprise progressive dans le domaine de l’éducation non formelle des jeunes ? Dans ce contexte, Monsieur le Ministre prévoit-il des mesures additionnelles de soutien aux acteurs de l’éducation non formelle (savoir-faire, infrastructures, logistique, soutien financier) ?

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