Les conséquences radiologiques des incendies dans la région de Tchernobyl

Question parlementaire

30. April 2020

Question parlementaire de nos députés Carlo Back et François Benoy concernant les conséquences radiologiques des incendies dans la région de Tchernobyl (Ukraine) à Madame la Ministre de la Santé et à Madame la Ministre de l‘Environnement.

Le 4 avril 2020, des feux de forêt sont apparues dans la zone d‘exclusion autour de l‘ancienne centrale nucléaire de Tchernobyl, qui fut – il y a 34 ans, le 26 avril 1986 – le théâtre du pire accident nucléaire de l‘histoire. Depuis plus de trois semaines, ces incendies ont ravagé plusieurs milliers d‘hectares de terrain et de végétation toujours hautement radioactifs depuis l’accident nucléaire et ont donc libéré dans l‘air une grande quantité de radionucléides et notamment du Césium 137. Des images diffusées par l‘Agence spatiale européenne (ESA) ont par ailleurs montré que des feux brûlaient à proximité immédiate du réacteur détruit. Des sources ukrainiennes indiquent qu‘en date du 27 avril, les incendies auraient enfin pu être éteintes, à l‘exception de trois petits foyers dans la région, plus éloignée, de Jytomyr.

Selon des experts, la quantité de particules radioactifs libérés par la combustion des végétaux et par la poussière des sols emportée par le vent serait significative et même détectable en Europe de l‘ouest. En raison du fort brassage des masses d‘air, le taux de radioactivité détectable devrait néanmoins être très faible.

Dans ce contexte, nous voudrions avoir les précisions suivantes de Mesdames les Ministres:

1) Quels éléments radioactifs – outre le Césium 137 – sont les plus probables à avoir été libérés lors des incendies de forêt à Tchernobyl?

2) Est-ce qu‘un accroissement de la radioactivité, imputable à ces incendies de forêts, a pu être détecté depuis le 4 avril par des stations de mesure au Luxembourg ou dans nos pays voisins ? Dans l’affirmative, quel en est le volume ?

3) Est-ce que les pluies actuelles sont susceptibles d’augmenter les rejets de particules radioactives dans nos contrées ?

4) De manière générale, les stations de mesure et les analyses luxembourgeoises ont-elles détecté des variations significatives du taux de radioactivité au cours des 5 dernières années ? Dans l’affirmative, quelles en est l’origine ?

5) Vu la longévité importante de certains isotopes radioactifs, est-ce que les rejets radioactifs de 1986 sont toujours détectables au Luxembourg, tel que par exemple dans certains champignons ?

Question parlementaire

 

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