7. Oktober 2024
Réponse à la question parlementaire de notre députée Joëlle Welfring à Monsieur le Ministre de l’Environnement, du Climat et de la Biodiversité et Madame la Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Viticulture concernant les algues bleues.
Récemment, la détection d’une prolifération importante de cyanobactéries, ou algues bleues, à hauteur des plages Romwiss et Burfelt au lac de la Haute-Sûre a mené à une interdiction de baignade. Même si entretemps l’interdiction a été levée suite à la normalisation de la situation, la présence des algues bleues – dont les toxines présentent des risques pour la santé humaine, pour la faune aquatique, les animaux domestiques et le bétail – cause régulièrement des fermetures des plages de certains de nos eaux de baignade.
Selon les informations de l’Administration de la gestion de l’eau, la prolifération des algues bleues se produit surtout dans des eaux riches en nutriments (surtout en phosphore, mais également en azote), peu aérées ou stagnantes et exposées à un ensoleillement intense.
Les apports en phosphore peuvent avoir des origines multiples: effluents d’élevage, compost, engrais épandus sur les sols, rejets d’eaux usées insuffisamment traités, ou encore le lessivage des sols lors d’épisodes pluvieux importants.
Afin d’assurer que les citoyen.ne.s puissent profiter de nos lacs de baignade dans les étés à venir, il est important de réduire l’apport de phosphore et d’azote dans les cours d’eau. A cette fin, le troisième plan de gestion pour les parties luxembourgeoises des districts hydrographiques internationaux du Rhin et de la Meuse prévoit la mise en œuvre de mesures telles que la modernisation des stations d’épuration, la réduction de l’utilisation d’engrais dans l’agriculture et la plantation de bandes riveraines le long des parcelles agricoles.
Etant donné que l’apport d’azote est régie par une réglementation à part et a fait l’objet de ma question parlementaire n°458, je me permets de poser les questions suivantes au sujet du phosphore: