30. September 2026
Question parlementaire de notre député Meris Sehovic à Monsieur le Ministre du Logement et de l’Aménagement du territoire, à Monsieur le Ministre de l’Environnement, du Climat et de la Biodiversité et à Madame la Ministre de la Mobilité et des Travaux Publics concernant le retrait-gonflement des sols argileux.
Le dérèglement climatique expose le Luxembourg à des périodes de chaleur et de sécheresse plus fréquentes et plus intenses, avec des conséquences potentielles sur la stabilité des sols et des bâtiments.
C’est notamment le cas du phénomène de « retrait-gonflement des sols argileux » : certains sols argileux se rétractent lorsqu’ils s’assèchent et gonflent lorsqu’ils se réhumidifient. Ces mouvements peuvent provoquer des tassements différentiels et entraîner des fissures, voire des dommages structurels importants aux bâtiments. L’intensification des épisodes de sécheresse est susceptible d’accroître ce risque.
Des fissures importantes apparues récemment sur plusieurs immeubles d’habitation à Esch-sur-Alzette ont attiré l’attention sur cette problématique. Selon les informations rendues publiques, l’assèchement de sols argileux pourrait avoir contribué aux dégâts constatés, soulevant ainsi la question de l’identification et de la prévention de ce risque à l’échelle nationale.
En France, face à l’importance croissante des dommages liés au retrait-gonflement des argiles, un dispositif spécifique de prévention a été mis en place. Celui-ci repose notamment sur une cartographie nationale de l’exposition au phénomène et, dans les zones moyennement ou fortement exposées, sur des obligations particulières en matière d’études géotechniques et de construction.
La stratégie et le plan d’action pour l’adaptation aux effets du changement climatique (2025-2035) identifie d’ailleurs explicitement le « retrait-gonflement des argiles » comme un risque physique lié aux sécheresses auquel peuvent être exposés les bâtiments résidentiels et commerciaux. La stratégie aborde cette problématique spécifiquement sous l’angle de l’exposition du secteur bancaire aux risques physiques liés au dérèglement climatique.
Dans ce contexte, je me permets de poser les questions suivantes :