29. Juni 2026
Question parlementaire de notre députée Joëlle Welfring à Monsieur le Ministre de l’Environnement, du Climat et de la Biodiversité concernant le niveau d’investissements nécessaire pour la mise en œuvre des mesures d’adaptation aux épisodes de canicule.
La semaine en cours est marquée par un épisode de canicule intense, ayant conduit les autorités à déclencher une vigilance rouge en raison des risques pour la santé pour la population ainsi que les conséquences anticipées sur les services de secours et de santé.
Le gouvernement a adopté, en avril 2026, la Stratégie et le Plan national d’adaptation au changement climatique 2025-2035. Ce document prévoit des mesures visant notamment à renforcer la résilience du pays face aux épisodes de chaleur extrême. Ces mesures concernent, entre autres, la protection des populations vulnérables, le renforcement des dispositifs de prévention, l’adaptation des infrastructures et des espaces publics, ainsi que le développement des systèmes de surveillance et d’alerte.
Si la stratégie décrit les mesures envisagées et les acteurs chargés de leur mise en œuvre, et si elle explique qu’il est « essentiel de disposer d’un fonds dédié à l’adaptation à chaque niveau et dans chaque secteur pour assurer le succès de la mise en œuvre », elle ne précise toutefois pas le niveau des investissements publics qui sera consacré à ces mesures.
S’agissant de la gouvernance, la stratégie préconise une approche adaptative, étant donné qu’il faut « réagir de façon flexible aux changements réels et prévus des conditions météorologiques et aux nouvelles connaissances scientifiques en matière de climat. »
La mise en œuvre des mesures de la stratégie est assurée par l’ensemble des ministères concernés. Les responsabilités sont ainsi réparties entre plusieurs acteurs, parmi lesquels notamment le ministère de l’Environnement, le ministère de la Santé, le ministère des Affaires intérieures, le ministère du Logement et de l’Aménagement du territoire, le ministère de la Mobilité et des Travaux publics, le ministère de l’Agriculture, ou encore les autorités communales. Elle se fait à l’aide d’une « coordination renforcée entre les autorités nationales, locales et sectorielles, et un suivi régulier de l’avancement des mesures. Cette approche permet d’apprendre des expériences acquises, d’ajuster les actions si nécessaire et de s’assurer que la stratégie reste pertinente face aux évolutions climatiques et socio-économiques. »
Dans ce contexte, je me permets de poser les questions suivantes :