7. Juli 2026
Reponse à la question parlementaire de notre députée Joëlle Welfring à Madame la Ministre de l’Égalité des genres et de la Diversité ainsi qu’à Madame la Ministre des Sports concernant le dépistage génétique obligatoire imposé par le CIO aux athlètes féminines.
En mars 2026, le CIO a annoncé que l’éligibilité aux épreuves féminines lors des Jeux olympiques serait désormais déterminée sur la base d’un test génétique obligatoire, applicable à partir des Jeux de Los Angeles en 2028. Cette décision exclut de facto les athlètes transgenres et la majorité des personnes présentant des variations du développement sexuel (VDS) de la catégorie féminine.
Cette politique a suscité de vives réactions de la part d’expertes en droits humains. Plus de 100 organisations de défense des droits humains ont exprimé leurs préoccupations, relevant que le dépistage génétique systématique de toutes les athlètes féminines constitue une atteinte à la vie privée et à l’intégrité corporelle, et ce indépendamment de leur identité de genre. Le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies avait d’ailleurs, en février 2026, soulevé des réserves quant à la compatibilité d’un tel dispositif avec le droit international des droits humans, notamment au regard de l’interdiction de la discrimination fondée sur le sexe et le genre.
Dans ce contexte, je me permets de poser les questions suivantes :