6. Oktober 2025
Réponse à la question à Monsieur le Ministre de la Famille, des Solidarités, du Vivre ensemble et de l’Accueil concernant les cours de langues et de vivre-ensemble pour les demandeur·e·s de protection internationale.
Au sujet du renforcement des mesures d’inclusion sociales, le programme gouvernemental 2023-2028 prévoit que « le gouvernement organisera des cours de langues et de vivre-ensemble pour tous les demandeurs de protection internationale (dpi). Ces cours seront obligatoires ».
En réponse à ma question parlementaire n°1686 concernant la précitée ambition du gouvernement, Monsieur le Ministre a expliqué qu’une plateforme interministérielle a été créée sous l’égide du ministère de la Famille, qui a comme objectif fondamental de « définir ensemble un parcours d’insertion professionnelle commun qui vise à renforcer l’employabilité des individus concernés, à coordonner de manière efficace l’intervention des différents acteurs impliqués et à promouvoir l’intégration et le vivre-ensemble au sein de la société luxembourgeoise ». Monsieur le Ministre a estimé qu’il serait trop tôt pour se prononcer sur les détails, étant donné que « le développement de l’offre de cours de langues et de vivre-ensemble, en sus de l’offre existante, fait partie des travaux de la plateforme interministérielle en question », et que les travaux y relatifs se poursuivent.
Au vu de ce qui précède, je me permets de poser les questions suivantes :
1. De manière générale, à quelle fréquence cette plateforme interministérielle s’est-elle réunie depuis sa création ? Quelles sont les principales priorités de travail de la plateforme, et quels progrès concrets ont été réalisés à ce jour ?
2. Où en sont les préparatifs et le calendrier pour répondre à l’ambition du gouvernement d’organiser des cours de langues et de vivre-ensemble obligatoires pour tous les dpi ?
3. Une évaluation des cours donnés ces dernières années à des dpi a-t-elle eu lieu ? Dans l’affirmative, quels en sont les principales conclusions ? Dans la négative, quelles en sont les raisons ?
4. Est-ce qu’il y a eu des échanges de pratiques avec les chargé·e·s de cours du MENJE (p.ex INL, SNA, de cours agréés par le MENJE), ou est-ce que des pareils échanges sont prévus ?
5. Est-ce qu’il y a eu des échanges avec les bénévoles qui donnent des cours, souvent sources d’approches innovantes ? Dans la négative, de pareils échanges sont-ils prévus ?
6. Pour quelles langues le gouvernement prévoit-il d’organiser les cours ?
7. Combien de chargé·e·s de cours supplémentaires sont prévu·e·s pour répondre à l’ambition de cours obligatoires ? Quelle sera la formation de ce personnel ?
8. Où ces cours seront-ils dispensés concrètement ?
9. Étant donné que la plupart des dpi et bénéficiaires de protection logé·e·s dans des structures d’hébergement n’ont que peu d’occasion de pratiquer les acquis des cours, est-ce que l’intégration de formules de conversation sera prévue également ?